64. Monde absolu et monde relatif – le Reiki comme pont

Paradoxes et contradictions pour les Maîtres et le porteur de la lignée

Dans le monde relatif, nous comparons. Il en va autrement dans le monde absolu, où les choses sont simplement telles qu’elles sont. Phyllis Furumoto accueille ce paradoxe :

Ma personnalité se trouve dans le monde relatif, tandis que la porteuse de la lignée vient de l’absolu. Le Reiki m’a donné un pont.

Au lieu de la métaphore du pont, on pourrait peut-être employer celle d’un toboggan pour souligner la facilité du passage d’un côté à l’autre. Dans la vie quotidienne, nous nous trouvons souvent dans le monde relatif. Pendant un cours de Reiki, le Maître laisse sa personnalité derrière lui et accède à l’absolu, à tel point que :

Mon mari disait : « Il faut que je vienne à ton cours, car j’ai besoin de voir le meilleur de toi. » (rires)

Dépasser les limitations de vitesse, tomber malade et d’autres choses semblables paraissent contredire la fonction de Grand Maître. Mais le Reiki ne consiste pas à fuir le monde d’ici et maintenant ; il s’agit d’accéder toujours davantage à l’absolu. Boire du café ou manger peut parfois nous aider à « revenir » au monde relatif, comme l’illustre un cours soufi.

Lorsque nous pouvons accueillir le paradoxe d’être esprit dans un corps humain et vivre pleinement tout en sachant que nous ne faisons tous qu’un, il devient beaucoup plus facile d’être dans le relatif. Phyllis invite ceux qui ne l’apprécient pas ou ne la reconnaissent pas à accepter qu’elle fait de son mieux sur son chemin.

C’est là que nous allons lorsque nous sommes Maîtres Reiki, lorsque nous donnons des traitements Reiki et lorsque nous nous traitons nous-mêmes : vers ce qu’il y a d’absolument meilleur en nous.