« Ensemble, nous faisons un pas de plus pour libérer les générations présentes et futures des séquelles persistantes des dissonances du passé. Soyons un exemple lumineux en ces temps décisifs. »
Une exploration profonde de la manière dont naissent les divisions – et comment elles peuvent être guéries – au sein des traditions spirituelles et de soins. Au cœur : le chemin de Frank Arjava Petter, de la controverse à la réconciliation d’aujourd’hui.
Les premières recherches de Frank Arjava Petter furent une provocation. Ses révélations sur les origines japonaises du Reiki ont ébranlé le récit occidental et déclenché de vives réactions, auxquelles il a répondu avec combativité. Au cœur de ces controverses, il découvre que certains aspects de son propre parcours d’enseignement sont erronés – une prise de conscience qui l’amène à poursuivre ses recherches, dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.
Sa découverte ultérieure des racines traditionnelles japonaises a ouvert une nouvelle fracture – cette fois entre le Reiki dit « occidental » et le Reiki « japonais ». Son intention de fond, cependant, n’a jamais changé : relier les cultures au lieu d’accentuer les divisions. Cette tension demeure un exercice d’équilibre délicat jusqu’à aujourd’hui.
Ce film nous emmène des débuts du Reiki en 1922 jusqu’à aujourd’hui. Il documente la guérison de blessures anciennes et propose des pistes pour l’avenir. En chemin, nous suivons celui qui deviendra l’un des auteurs les plus influents de sa génération et un enseignant de renommée mondiale. Son parcours débute avec les traumatismes post-Seconde Guerre mondiale de son père et mène à un ashram en Inde dans les années 1970, où commence sa voie du Reiki.
En savoir plus sur la genèse et le financement de ce projet.
Ce documentaire intime suit l’un des protagonistes contemporains les plus marquants du Reiki – de l’ashram d’Osho en Inde jusqu’à la constellation Reiki selon Bert Hellinger. En chemin, nous découvrons des révélations sur les lignées et assistons à la réparation de fractures anciennes. Le film se termine par la démission de Frank Arjava Petter du Jikiden Reiki en 2025 et offre un regard vers l’avenir.
Derrière ce film se trouvent quatre jours de séquences brutes et authentiques — découvre toute leur richesse dans LES ARCHIVES.
Ce travail s’inscrit dans la lignée du documentaire-interview RECONCILIATION – Along the Path of Mastery (2017), avec Phyllis Lei Furumoto, autre figure centrale de l’histoire moderne du Reiki.
01. Démission de Jikiden – Pourquoi et que faire maintenant ?
Frank Arjava Petter a démissionné du Jikiden Reiki. Le 7 janvier 2025, nous étions les premières personnes extérieures avec lesquelles il abordait ce sujet sensible. Cette nouvelle allait influencer l’interview qui a suivi.
Nous avons découvert qu’Arjava avait déjà demandé à Bert Hellinger, en 2000, de réaliser une constellation pour le Reiki. La séance a été filmée : A67 Constellation du Reiki avec Bert Hellinger (2000).
02. Déclaration de mission
L'objectif principal et l'esprit de la vidéo principale et des archives issues de cet entretien de quatre jours : éclairer le passé afin de nourrir le processus de réconciliation du présent et de libérer les générations futures.
Cette vidéo décrit l'accord entre le producteur René Vögtli et la personne interviewée, Frank Arjava Petter.
03. L'enfance insouciante
La sœur d'Arjava, Cornelia, était la première née de la famille. Elle est morte en bas âge. Le père, traumatisé par la Seconde Guerre mondiale, fait des cauchemars. Pourtant, les parents assurent une enfance protégée avec beaucoup de liberté. Le second né, Martin, qui jouera un rôle important plus tard, est le seul à être encore en vie aujourd'hui.
En se remémorant le traumatisme de leurs pères après la Seconde Guerre mondiale, Arjava et René s'interrogent sur le monde d'aujourd'hui.
04. De la rébellion au désastre jusqu'à une vision
Le côté rebelle d'Arjava lui a valu son renvoi du lycée. Ses parents n'ont pas abandonné le jeune homme en difficulté et ont organisé son admission dans une école privée. Là, son sens de la droiture a connu la même fin tragique.
Les violences policières, les rêves de l'adolescent, exacerbés par le cannabis et son désir de réponses spirituelles, l'ont poussé à fuguer. Le désastre qui s'en est suivi l'a conduit à la littérature mystique et spirituelle, avec en point d'orgue les livres de Paul Reps sur le bouddhisme zen.
05. Femme exotique, expulsion de l'école, yoga et agriculture
La beauté des Japonaises a fait rêver Arjava du Japon. Le calme du père d'un ami – après avoir réussi l'examen : ne pas parler en mal des autres, se lever et manger à la même heure, suivre un horaire, pas de drogue ; et Siddhartha – l'ont conduit au Raj Yoga.
Entre-temps, il est renvoyé de l'école et le gourou de l'agriculture biologique de l'époque lui conseille de commencer un apprentissage en agriculture industrielle afin de savoir quoi faire plus tard.
06. Se sauver et devenir disciple d'Osho
Un voyage aventureux sur les sentiers hippies conduit le frère d'Arjava à Poona, où il devient disciple du célèbre Bhagwan Shree Rajneesh, alias Osho. Pendant ce temps, en Allemagne, la famille craint qu'il ne soit victime d'une secte démente.
À 18 ans, Arjava se rend en Inde pour sauver Martin, désormais connu sous son nom de sannyasin Raj. Contre toute attente, l'ashram se révèle être le lieu de ses aspirations. Une « illumination intense » révèle les systèmes de croyances sur soi et leur caractère illusoire.
La première rencontre personnelle avec Osho a lieu avant le retour d'Arjava en Allemagne. Sans son frère.
07. Objection au service militaire – fuite du service social
Une visite nocturne du gourou oblige Arjava à abandonner pour la première fois ce qu'il aimait : son apprentissage agricole. Sa démission du Jikiden en 2025 est la deuxième.
Arjava s'oppose au service militaire pour des raisons pacifistes. Devant une commission, il raconte les cris cauchemardesques de son père, victimes du traumatisme de la guerre. Il devrait désormais effectuer un service social pendant un an et demi. Mais il s'enfuit en Inde. En chemin, son gourou est pris pour Karl Marx.
08. La vie à l'ashram – une cocotte-minute
L'ashram est comme une cocotte-minute. C'est un lieu où l'on appuie sur des boutons et où l'on exploite les situations pour sortir de sa zone de confort.
Arjava, encore enfant, ne participe ni aux séances psychothérapeutiques ni aux orgies sexuelles. Il privilégie une méditation Vipassana de 10 jours.
Le livre que René tenait à la main pendant la question raconte sa vie à Pune et aux États-Unis avec et autour d'Osho (Still… Here and Now, 2022).
09. Le jardinier du Maître détient une sagesse pour la vie
Une Grecque prend le jeune Arjava sous son aile. Pourtant, le jardinier expérimenté doit ramasser des feuilles – un exercice d'éveil à la conscience. Le sexe et la drogue sont peut-être propices à l'exploration, mais au final, il faut trouver son propre nectar intérieur.
Arjava devient le jardinier d'Osho et un assistant lui transmet une sagesse qui deviendra un principe directeur pour le reste de sa vie, affirmant l'effort de faire de son mieux à chaque instant.
10. Déserté, malade et menacé de prison – les services sociaux fournissent un abri
Atteint d'hépatite, Arjava apprend qu'Osho est parti du jour au lendemain aux États-Unis. Les États-Unis sont hors de portée et une peine de prison le menace. Désespéré, et avec l'aide d'un ancien porte-parole de la police, son odyssée se termine en Allemagne. Il est gracié, mais doit effectuer un service social pendant 18 mois auprès des personnes âgées et démunies.
Puis, juste avant la fin de son service social, il reçoit une lettre de la célèbre Sheela, l'influente secrétaire d'Osho : « Nous avons besoin d'aide dans notre nouvelle communauté. Voudriez-vous nous rejoindre en Oregon ? »
11. Le gourou insaisissable déclenche
Osho est expulsé des États-Unis. Lino, la petite amie américaine d'Arjava, et lui préparent leur propre fuite du Ranch. Ils suivent leur gourou insaisissable à travers le monde. De retour en Inde, ils mettent fin à leur relation. Brisé par une nouvelle histoire d'amour, Arjava est consolé par Chetna, sa future épouse japonaise.
Arjava devient jardinier pour Bill Gates aux États-Unis avant que Chetna et lui ne retournent à Pune. Osho présente la Méditation de la Rose Mystique, une expérience transformatrice. Arjava abandonne le jardinage et devient le garde du corps d'Osho.
12. L'essence d'Osho versus l'essence du Reiki
L'essence de l'enseignement d'Osho, en parfaite harmonie avec les cinq préceptes du Reiki, est de se concentrer sur le présent, et non sur le passé ou le futur. Osho favorise le démantèlement de l'ego. C'est une expérience spirituelle qui conduit au désir de partager sa propre expérience avec les autres. La voie spirituelle du Reiki mène au même but.
13. La recherche de sens au-delà des frontières
Arjava et Chetna rendent visite pour la dernière fois à Osho, qui meurt moins d'un an plus tard. Ils se rendent au Japon, où ils doivent faire face à des défis culturels, à des problèmes de visa et à des petits boulots, avant de retourner en Allemagne. Là, une opportunité inattendue conduit Arjava à la production de séries policières pour la télévision. Finalement, Arjava et Chetna retournent au Japon pour ouvrir une école de langues.
Un récit honnête et plein d'humour sur l'adaptation et la découverte de soi à travers les continents.
14. Tokyo → Berlin → Tokyo | Un Allemand réimporte l’art thérapeutique japonais
Les guérisseurs traditionnels ont fait partie intégrante de l'éducation d'Arjava. En 1988, un violent mal de tête conduit Arjava, sceptique, à sa première séance de Reiki. Bien que peu impressionné, quelque chose en lui demeure curieux : son âme est « chatouillée ».
En 1991, alors qu'il dirige une école de langues très fréquentée au Japon avec sa femme, son frère Raj l'appelle d'Allemagne pour l'encourager à apprendre le Reiki. Arjava suit son conseil : il prend l'avion du Japon à Berlin pour étudier un art de guérison japonais et le rapporter au Japon. Ironique, mais fatalement juste.
À Berlin, Arjava termine les niveaux 1 et 2 de Reiki et la formation de professeur en quelques jours seulement. De retour au Japon, il initie Chetna, qui perçoit rapidement les failles du système. Sa réaction sème les premiers doutes chez Arjava et le pousse à se lancer dans une mission : découvrir les racines du Reiki.
15. Trop près pour enseigner ?
Arjava parle avec franchise des limites éthiques dans la relation enseignant-élève, racontant comment il a refusé l'admission de sa future épouse à l'enseignement du Reiki en raison de ses sentiments amoureux pour elle. Il l'a plutôt encouragée à suivre un autre enseignant afin de lui garantir une expérience authentique et indépendante. Son histoire souligne l'importance de l'intégrité et de la clarté des rôles dans l'enseignement spirituel.
La conversation explore l'enseignement à des proches ou à des partenaires. Prenant l'exemple de ses propres enfants, il affirme qu'il n'hésiterait pas à leur enseigner le Reiki, à condition que les rôles et les intentions soient clairement définis. Tout est une question de conscience et de respect des dynamiques personnelles.
16. Le Reiki était-il même japonais ?
En 1992, Arjava retourne au Japon, doutant de l'authenticité des origines du Reiki. Son exposition précoce à la culture japonaise ne correspondait pas à ce qu'on lui avait enseigné. La confusion grandissant, il soupçonne que le Reiki n'est peut-être pas japonais du tout. Pourtant, il continue d'enseigner.
Arjava apprend qu'il n'était pas le premier. Mieko Mitsui avait déjà introduit le Reiki occidental dans les années 1980, mais avait rendu les diplômes supérieurs inaccessibles à la plupart des Japonais, exigeant un voyage aux États-Unis, des prérequis linguistiques et académiques, ainsi qu'une contribution financière importante. Arjava profite de cette situation et reprend là où Mieko s'était arrêtée, entamant un parcours d'enseignement et de recherche historique qui allait tout changer.
17. De la culpabilité à l'orientation
Arjava revient sur son parcours toujours plus rapide vers l'enseignement du Reiki, commençant par des publicités dans des magazines japonais pour attirer des étudiants de tout le Japon. Il se souvient de ses doutes quant au rapport qualité-prix qu'il proposait, compte tenu de ce qu'il avait appris de son frère Raj. Un sentiment de culpabilité l'a poussé à approfondir ses recherches, dont les résultats ont progressivement été intégrés à son enseignement.
Un étudiant exige un bon livre de Reiki et Arjava sollicite son frère charismatique Raj, qui lui suggère de l'écrire lui-même. Pour Arjava, c'est une raison supplémentaire d'explorer le Reiki et il commence à écrire ce qui deviendra son premier livre : « Reiki Fire ».
18. Fougueuse et abrasive – Pourtant, elle révèle le secret
Arjava touche le fond dans ses recherches sur Usui, doutant même de son existence. Une camionnette inconnue étiquetée « REIKI » anéantit tout espoir.
Un tuyau d'un élève pousse Arjava à persuader sa femme de déjouer le protocole japonais. Ils appellent une femme mystérieuse et agressive, forte de 65 ans de pratique du Reiki, remontant à l'époque d'Usui. Le rejet du Reiki « occidental » par Mme Koyama implique pour la première fois l'existence d'une pratique japonaise. Finalement, elle concède et partage des informations essentielles sur Usui, notamment sa date de naissance et son lieu de sépulture.
19. À la poursuite des fantômes – Découverte tangible
Arjava enquête sur les allégations selon lesquelles Usui aurait obtenu un doctorat à Chicago et aurait été président de l'Université Dōshisha, mais en vain. Ces impasses commencent à ébranler les fondements de l'histoire reconnue du Reiki, laissant Arjava à la fois sceptique et intrigué.
Un indice provenant d'un survivant extraordinaire de l'ère Usui indique que le temple Saihoji serait le lieu de sépulture d'Usui. Chetna, à contrecœur, aide à appeler des temples portant le même nom à Tokyo. Ils finissent par entendre : « Oui, nous l'avons ici. » Arjava est aux anges : après des années de rumeurs et de mythes, il existe enfin une trace physique d'Usui. Cet instant marque le début d'un voyage plus profond et plus tangible.
20. La pierre qui parlait
La découverte décisive du mémorial d'Usui révèle des perspectives historiques longtemps oubliées. Un moment touchant de curiosité, de frustration, puis de triomphe se déroule alors qu'un groupe d'amis s'efforce de déchiffrer des inscriptions japonaises d'avant-guerre. À force de persévérance et d'un peu de hasard, le texte fondateur émerge, devenant une source essentielle pour comprendre la vie et l'héritage d'Usui.
21. Murmures du silence
Arjava raconte avoir contacté la famille Usui par une lettre soigneusement rédigée, pour finalement apprendre que le testament de la défunte belle-fille d'Usui interdisait toute mention du nom d'Usui.
Malgré cette douloureuse injonction, un document puissant d'Usui fait surface, sa « déclaration de mission » en quelque sorte. Il y rompt avec la tradition en rendant le Reiki accessible à tous. Cela pourrait bien être le germe du développement futur du Reiki, mais cela pourrait aussi entraîner une évolution chaotique. Arjava spécule que c'est peut-être la raison pour laquelle Usui est devenu persona non grata au sein de sa propre famille. René a évoqué ce point en réponse aux questions soulevées par la « thèse du Tokyo Yokoi » apparue en 2024.
22. Pas de mauvais Reiki
Une rencontre fortuite permet à Arjava de rencontrer M. Oishi, qui lui offre une photo de Mikao Usui. De plus, il le relie à l'existence d'une organisation fondée par Usui et jusqu'alors cachée. Cela lui ouvre les portes de l'un de ses professeurs, M. Ogawa, et lui ouvre des perspectives qui remettent en question tout ce qu'Arjava pensait savoir sur le Reiki.
Arjava décrit son désespoir face aux contradictions entre ce qu'il avait appris et les informations récemment découvertes sur Gakkai. Il préfigure des événements inattendus et partage l'un des messages les plus marquants de l'interview.
23. Des mains comme des cascades
Arjava réfléchit au piège des récits de Reiki non vérifiés et s'interroge sur l'impossibilité pour un étranger d'être accepté dans un art traditionnel japonais.
Il s'émerveille de la pureté du Reiki, qui transcende la forme ou la lignée, et explore les racines shintoïstes de la guérison, où la nature elle-même est le sanctuaire. Les praticiens de Reiki, dit-il, deviennent leurs équivalents modernes : ils incarnent les cascades, les arbres et les sources.
24. Situation difficile
Arjava évoque ses vastes archives personnelles de documents Reiki, organisées numériquement mais gardées confidentielles. Il s'interroge sur le fait de ne pas les avoir transmises à l'institut Jikiden et doute de leur valeur objective, considérant cette série de vidéos comme un héritage plus authentique.
Empêcher de rejoindre l'Association Usui par ses règles strictes, Arjava trouve la paix grâce à un échange concret avec Ogawa Sensei. Une séance de guérison lui ouvre les portes d'un enseignement direct des techniques japonaises, qu'Arjava intègre ensuite à sa propre pratique.
25. réduit au silence par le sang
Une interprétation erronée et inacceptable de l'éditeur japonais coïncide avec un appel crucial de Walter Lübeck. « Reiki Fire » trouve un foyer surprenant en Allemagne.
Frère Raj reste évasif quant à sa lignée et souhaite que son nom soit effacé du livre. C'est stupéfiant et le début d'une dispute entre les deux frères qui durera des décennies. Cela nécessitera également une nouvelle lignée occidentale pour Arjava.
Dans le livre, Arjava opte pour une référence voilée au nom de son maître. Les critiques réagissent avec hostilité, tandis qu'Arjava espérait que des bouchons de champagne flotteraient sur sa révélation de faits historiques depuis longtemps oubliés.
26. Vérité douloureuse et intégrité
Après la sortie de « Reiki Fire », Arjava reçoit une nouvelle bouleversante : Raj avait inventé le processus d’initiation et l’avait enseigné à Arjava, qui l’avait ensuite transmis à ses élèves japonais.
En réaction, Arjava se reconvertit avec son ami Ageh Popat, qui a été formé en Suisse auprès d’une lignée vérifiable de l’Alliance Reiki en 1998. L’initiation s’avère différente de celle qu’il avait apprise de Raj. De retour au Japon, en toute transparence, il contacte ses élèves et leur propose de les réinitier et de les reconvertir. Tous les élèves ne reviennent pas.
Les deux frères n’ont jamais eu d’accord sur ce point.
27. Fantômes dans la lignée
Arjava est aux prises avec l'héritage des élèves qui continuent d'enseigner sous la lignée controversée de son frère. Il réfléchit au processus d'initiation d'Hiroshi Doi et à son propre rôle involontaire de « grand-père » dans cette chaîne. Les dossiers des élèves de cette époque sont inaccessibles après le divorce controversé du couple. Des développements ultérieurs suggèrent que Chetna les conserve.
Ogawa sensei présente à Arjava ses mémoires « Tout le monde peut faire du Reiki » ainsi que les manuels d'enseignement d'Usui et de Koyama. À ne pas copier ! Arjava rompra plus tard son vœu. Une seule fois ! Il offrit – et ainsi préserva – un exemplaire du manuel de Koyama à Chiyoko Yamaguchi. Après la mort d'Ogawa, sa famille fit don de son héritage à Arjava, qui déclina humblement.
28. Polémiques, moqueries et excuses
René confronte Arjava aux critiques selon lesquelles il recherche la gloire et la fortune grâce à ses publications. Il le tient également responsable, en tant qu'enseignant, du comportement inapproprié de ses élèves.
Arjava raconte la sortie de son livre « Reiki Fire ». Il s'est laissé convaincre de découvrir une nouvelle « vérité » historique et de rendre service à la communauté Reiki. Au lieu de cela, il a subi une réaction violente et inattendue. Sans s'excuser, il admet que son humour a suscité des malentendus, mais il maintient fermement son intention d'informer et non d'offenser.
29. Boycotté mais persistant
Arjava explique comment « Reiki Fire » a fait face à des boycotts organisés, notamment une injonction légale initiée par Phyllis Furumoto, pour laquelle elle a ensuite présenté ses excuses (voir « Réconciliation : Un chemin vers la maîtrise »). Il raconte à quel point cette réaction l'a choqué. Mais il a finalement choisi de cesser de fuir les conflits et de dire la vérité.
Malgré son profond désir de paix et d'harmonie, Arjava admet irriter les gens sans le savoir. Il réfléchit à son ego, au rejet et à la frustration de ne pas se sentir reconnu pour ses décennies de travail. Pourtant, il reste engagé dans l'introspection et le développement personnel.
30. Au-delà des flammes – La Paix
Arjava subit une vive réaction suite à la sortie de « Reiki Fire », notamment des accusations de violation de la loi japonaise. Il se heurte à une résistance intense et à des réseaux de boycott parmi les étudiants occidentaux de Reiki, qui réclament que son œuvre soit brûlée, ce qui est particulièrement ironique au vu de l'histoire de l'Allemagne.
Malgré les cambriolages, les vols de livres, les extorsions et la fatigue émotionnelle, Arjava regarde désormais le passé avec sérénité. Il rejette le statut de victime, accepte les leçons du passé et reconnaît son rôle de menace pour l'état d'esprit dominant de l'époque. Aujourd'hui, il ne cherche qu'à retrouver une présence sincère, avec un regard empreint de respect et de réconciliation.
31. La plage du pardon a deux faces.
René raconte l'intention de Phyllis Furumoto (2017 à Gersfeld) de présenter ses excuses à Arjava en personne avant sa mort, reconnaissant ainsi les injustices passées. Bien qu'elles ne se soient jamais rencontrées, Arjava reçoit le message et réfléchit à la manière de se libérer de ses anciens conflits. La réconciliation avec elle mène à la paix intérieure et à la sérénité.
Arjava se montre ouvert au dialogue avec Johannes Reindl, le successeur de Phyllis Furumoto, et réitère sa vision fondamentale : le Reiki n'est pas une question de style ou de propriété. Il explique ses racines shintoïstes comme une bénédiction universelle et égale pour tous.
32. À la recherche de Chiyoko Sensei
La quasi-totalité des praticiens de Reiki japonais sont issus de la lignée d'Arjava (occidentale). La mort de Koyama et d'Ogawa a fermé les portes de l'association Usui (Gakkai) sur la voie du Reiki japonais d'Arjava, jusqu'à ce qu'un livre le mène à Chiyoko Yamaguchi. Avec l'aide d'Hiroshi Doi, il obtient son numéro et, étant occidental, il le contacte avec appréhension.
À sa grande surprise, Chiyoko et son fils Tadao l'accueillent chaleureusement. Il rejoint leur modeste groupe de formation – seulement douze élèves par an. Pour Arjava, il s'agit de s'aligner sur une pratique ancrée au Japon, en accord avec son affinité pour l'Orient.
33. La constellation révèle : Usui a terminé – Hayashi résonne
Arjava commence à organiser des Constellations Familiales avec Bert Hellinger. En 2000, à Tokyo, il demande à Hellinger une constellation Reiki pour comprendre les conflits en cours. Le représentant d'Usui s'en va, signe que son travail est terminé. Le représentant de Chujiro Hayashi exprime son sentiment de sécurité lorsqu'Arjava est à proximité.
Ce moment annonce un nouveau chapitre dans le cheminement Reiki d'Arjava et une connexion avec Hayashi avant même qu'Arjava ne rencontre Chiyoko Yamaguchi, l'élève de Hayashi.
Des images exclusives de la constellation Reiki complète de Bert Hellinger sont présentées dans notre vidéo d'archive A67.
34. Vénérable Simplicité
Arjava décrit sa rencontre avec Chiyoko Yamaguchi en 2000 – une femme humble avec plus de 60 ans de pratique du Reiki, ayant commencé à pratiquer à 17 ans.
Elle traitait des clients tout en gérant une papeterie, incarnant le sens pratique et la grâce plutôt que la mise en scène égocentrique. Contrairement à certains enseignants occidentaux, Chiyoko faisait preuve d'humilité, de cœur et incarnait les cinq préceptes du Reiki.
Pour Arjava, elle représentait l'aboutissement idéal d'une vie en Reiki.
35. La pratique, c'est l'enseignement
Chiyoko Yamaguchi refuse initialement d'enseigner au-delà du Reiki 2. Son humilité et sa maîtrise influencent profondément Arjava, sa première élève occidentale. En 2001, il organise une rencontre entre Walter Lübeck et une délégation avec Chiyoko sensei.
Arjava est invité à suivre une formation d'enseignant auprès d'elle après avoir prouvé son dévouement par la pratique – sans l'avoir sollicité ! Il est le premier stagiaire.
L'Institut Jikiden est créé involontairement grâce à l'obstination des étudiants de Tokyo. Ils pensaient que la politesse kyotoïte de Chiyoko était négociable. Arjava ouvre la voie à la vision de Yamaguchi et joue un rôle essentiel dans l'expansion mondiale de Jikiden.
36. Tradition honorable ou enrichissement ?
Arjava décortique la hiérarchie hiérarchique du Reiki Jikiden, ancrée dans la tradition. De Shihankaku à Dai Shihan, il explique comment les droits d'enseignement sont acquis – et toujours limités.
Répondant aux critiques concernant les systèmes pyramidaux, il précise : les parchemins Gokai ne sont pas « achetés » ; ils sont conférés comme des honneurs. Les interprétations culturelles erronées peuvent brouiller les pistes, mais la tradition guide la structure. Parallèlement, la propriété et la succession restent floues. René suggère que si Arjava était la Source mais n'était plus membre du Jikiden, la succession pourrait se retrouver dans une situation critique.
37. Plus en commun qu'il n'y paraît
Arjava et René notent des similitudes frappantes entre le Reiki occidental et le Reiki Jikiden. Mieko Mitsui avait découvert Ogawa sensei dix ans avant Arjava, qui souligne également le lien de Takata avec l'Institut Hayashi. Il n'était pas le premier à le savoir, mais Arjava fut simplement le premier à en parler publiquement.
Arjava réfute les accusations, expliquant que les honoraires couvrent les coûts réels de production, par exemple ceux du rouleau Gokai, sculpté sur bois par des artisans.
Arjava n'a aucun intérêt financier dans l'Institut et révèle ses revenus tirés des droits d'auteur de ses livres, soulignant que sa motivation est l'amour du travail.
38. Poésie en mouvement
Arjava répond aux critiques pour avoir écrit de la poésie au lieu de livres de Reiki. En réalité, il écrit de la poésie depuis 25 ans, principalement en avion. Refusant de faire des compromis en enseignant en ligne, la Covid lui a donné le temps d'organiser son corpus littéraire, ce qui a donné naissance à des recueils sur les thèmes de l'Amour, de la Douleur, des Promenades Nocturnes, de l'Unité et de la Conscience.
Il dévoile un nouveau projet pour 2025 : une édition trilingue des poèmes de l'empereur Meiji utilisés par Mikao Usui, avec une superbe calligraphie d'Erie Luman.
Pour toutes les publications de Frank Arjava Petter, rendez-vous sur https://frankarjavapetter.com/ → Mes Livres
39. Le meilleur Reiki est le vôtre !
Le Reiki n'est pas un chemin vers quelque chose, mais l'acte lui-même est un éveil. Arjava insiste sur la pratique « sans intention », une pratique que René trouve comparable dans le Reiki occidental, où l'on parle de « pour le plus grand bien ». Arjava critique l'idée de supériorité d'un style sur l'autre et admet que les élèves du Jikiden reprennent parfois l'antagonisme qui existait autrefois au sein de l'Alliance Reiki, et le trouvent tout aussi inapproprié.
Répondant aux critiques concernant l'accent mis par le Jikiden sur le soin des autres, il précise : l'auto-traitement est inclus, mais le but profond est le partage de la compassion. En vérité, le Reiki transcende les divisions.
40. Entre deux mondes
Après des années de confusion et de discernement de ce qui était faux et incorrect, Arjava trouve enfin des réponses sur la formation traditionnelle en Reiki et ses modalités. Il décrit cela comme un retour aux sources.
Quant à son rôle déterminant dans le succès du Reiki Jikiden, la modestie d'Arjava ne reflète pas le rôle qu'il a joué aux yeux du public pendant plus de deux décennies.
Arjava revient sur les efforts qu'il a déployés toute sa vie pour fusionner l'Orient et l'Occident, tant sur le plan personnel que professionnel. Son aveu d'échec et ses réflexions sur l'impossibilité de réaliser ce rêve ont permis à sa démission du Jikiden d'apparaître sous un jour nouveau.
41. La vie est belle
Les deux intervenants partagent leur vision optimiste du monde. Pourtant, songeant à sa démission, Arjava exprime son épuisement après des années de médiation entre l'Orient et l'Occident. Cette situation difficile est intenable et a finalement conduit à sa décision.
Bien qu'il ne défende plus le Jikiden, Arjava offre un soutien indéfectible à tous ses anciens élèves. Avec humour et humilité, il partage son optimisme inébranlable, son amour de la vie et sa conviction que la douleur est un enseignant puissant.
42. Tenir compte de sa sagesse
Arjava et René réfléchissent à leurs choix passés, à leur intuition et à l'importance d'un partenaire bienveillant. Arjava souligne qu'il encourage les autres en fonction de leur passion, qu'il soit d'accord ou non avec l'idée.
Au cours de leur conversation, les deux hommes découvrent que, dans les moments difficiles, ils se tournent toujours vers la sagesse de leur épouse et n'hésitent jamais à suivre ses conseils.
43. Le dilemme du grand maître
Arjava exprime sa gratitude à Hawayo Takata. Il répond aux inquiétudes et reconnaît le risque que le Reiki Jikiden reproduise le modèle de la « Bureau du Grand Maître », où la clarté spirituelle est compromise par des questions de succession, tant familiales que commerciales.
S'appuyant sur la constellation d'Hellinger (Vidéo A67), Arjava rejette l'idée que le Reiki soit intrinsèquement imparfait, notamment parce que les fondateurs sont honorés jusqu'à ce jour. C'est l'ego humain qui complique les choses.
44. Pas de symbole de maître - Pas d'initiation de maître
Arjava explique la différence fondamentale entre le Reiki occidental et le Reiki japonais : il n’existe pas d’initiation de niveau enseignant ni de symbole de maître.
L’initiation ne se résume pas à des symboles ou à des niveaux, mais à un raffinement de l’ego, répété pour purifier la connexion à la source. La répétition du « Reiju » (initiation) existe également dans certaines traditions occidentales.
La volonté d’enseigner ne repose pas sur un jugement spirituel, mais sur l’expérience pratique. Le niveau d’expérience des traitements est déterminant.
45. Le « symbole maître » a une longue histoire – ou pas ?
Arjava associe le symbole du maître au concept de Sonten, un héritage millénaire de l'hindouisme. Bien que cela ne fasse pas partie de sa propre pratique, il respecte sa beauté et sa pertinence dans le Reiki occidental.
La différence est peut-être moins flagrante qu'il n'y paraît. Après tout, Takata n'a donné aucune initiation de maître au début, ce qui rappelle la pratique décrite dans la vidéo A44 : « Pas de symbole de maître - Pas d'initiation de maître ».
Utilisant le football comme métaphore, Arjava prône la célébration de la diversité : le Reiki, c'est jouer ensemble, chacun dans son propre style.
46. Dans le même bateau, mais à la dérive ?!
Arjava et René explorent la fragmentation de la société, de la politique à la communauté Reiki. Arjava prône la compréhension de soi comme remède, suggérant que lorsque l'ego se dissout, la notion d'« ennemi » disparaît également.
Les premières tentatives d'Arjava pour unifier le monde du Reiki ont souvent échoué, mais au fil du temps, elles ont néanmoins favorisé la collaboration et le développement.
Arjava se souvient de sa surprise en découvrant que Bert Hellinger avait pratiqué le Reiki et conclut que l'argent a souvent alimenté les divisions au sein de la famille Reiki.
47. En enfer il n'y a personne
Au troisième jour de l'entretien, Arjava réfléchit à la nature de la sagesse : elle est l'héritage de l'humanité, et non la possession d'un individu. Il décrit la réalisation de soi non pas comme un événement soudain, mais comme un développement progressif.
En faisant référence à un jésuite et à un maître zen, René illustre l'humanité partagée qui transcende les cultures et les croyances. Ses réflexions font écho aux idées d'Arjava sur la non-dualité et la réalisation de soi. Un moment de silence – shin – devient la porte d'entrée vers la vérité partagée.
48. Arjava et Phyllis : libres de lâcher prise
Arjava revient sur sa relation avec Bert Hellinger, où Usui s'est simplement éloigné, satisfait et épanoui. Cela l'a libéré du sentiment de devoir faire quoi que ce soit pour lui.
Il partage sa philosophie de vie : toujours donner le meilleur de soi-même. René souligne que Phyllis Furumoto a exprimé la même idée – littéralement – dans ses excuses*. Lorsqu'on lui demande ce qu'il lui dirait si elle franchissait la porte maintenant, Arjava suggère de la prendre dans ses bras et de « prendre un nouveau départ ». Il ajoute qu'il évite les scénarios hypothétiques, préférant réagir spontanément à chaque instant.
49. Éthique des exceptions
Arjava aborde le débat : le Reiki en absence sans consentement est-il éthique ? Dans la pensée occidentale, l’individu est sacré. En Orient, c’est le collectif qui prime. Arjava suggère que la participation est essentielle, et non la permission verbale.
Quelles que soient les perspectives occidentales ou orientales, il est important de réfléchir au cadre éthique du traitement en absence. Les exceptions aux règles doivent être examinées attentivement, et les règles elles-mêmes nécessitent un examen individuel.
50. Le sujet controversé de l'initiation à distance
Arjava rejette catégoriquement les initiations Reiki par correspondance dans sa pratique. Bien qu'il ne juge personne, sa pratique du Reiju, enseignée par Chiyoko Yamaguchi, est sacrée et physique. Même pendant la Covid, confronté à de graves difficultés financières, il a refusé de transiger sur ses valeurs.
René propose une perspective occidentale ancrée dans la pratique de Hawayo Takata et fondée sur un code de conduite strict : l'initiation par correspondance est possible dans des cas rares et mûrement réfléchis.
Les deux intervenants s'accordent : l'éthique, la sincérité de la conduite et l'alignement intérieur sont essentiels.
51. Libre arbitre et karma célébrer l'unicité
Arjava compare sa position stricte sur Reiju à la loyauté conjugale : certains la perçoivent comme une prison, mais il se sent libre dans l'engagement. La véritable liberté, affirme-t-il, est intérieure et non circonstancielle, tout comme les moines en isolement volontaire.
La discussion aborde le libre arbitre et la réincarnation. Arjava réfléchit à la façon dont les expériences passées – peut-être même les vies antérieures – façonnent les actions présentes. Les meilleures décisions naissent lorsque le cœur et l'esprit se rencontrent dans l'instant présent et que nous nous abandonnons au flux de la vie.
52. Perdu dans la traduction : le secret
Arjava rejette le terme « secret » pour le Reiki, expliquant qu'il résulte d'une erreur de traduction. Il fait référence à la visite de Hayashi à Takata, à Hawaï, où un nouveau langage a été développé pour communiquer avec les « Blancs ».
La fragmentation des niveaux de Reiki a contribué à des malentendus ; selon Chiyoko Yamaguchi, la pratique doit être transmise dans son intégralité.
Arjava ne se préoccupe pas des pratiques sur Internet ; sa priorité est de rester fidèle à ce qu'il a appris, plutôt que de se laisser influencer par ce que font les autres.
53. Trop de standardisation, trop peu de Reiki
Arjava s'oppose à une standardisation excessive, affirmant que la simplicité du Reiki n'est pas une technique. S'il reconnaît la valeur des normes de base, il prévient que trop de règles peuvent entraver la liberté et conduire à la fragmentation, souvent après le décès d'un maître influent.
Avec René, ils explorent comment intégrer le Reiki de manière responsable dans la société. Ils s'accordent sur des points essentiels : un code de conduite commun et un programme de base, tout en mettant en garde contre une rigidité qui occulte l'essence du Reiki.
54. Unité sans uniformité : le rôle des associations de Reiki
Arjava réfléchit à la valeur et aux limites des associations de Reiki inclusives. Bien qu'il se sente mal à l'aise d'en être lui-même membre, il reconnaît l'importance de la collaboration entre les traditions et encourage ses élèves à s'engager. Certains sont par exemple devenus cofondateurs de ProReiki en Allemagne.
Avec René, il explore comment les associations peuvent soutenir le développement du Reiki. Tous deux sont des intervenants recherchés au sein de ces organisations, même s'ils ne sont membres d'aucune organisation.
La conversation aborde la politique, l'évolution et l'interdépendance naturelle qui transcende les étiquettes. L'inclusion, conclut Arjava, n'est pas un objectif ; elle fait déjà partie de nous.
55. Marque déposée – Pas encore !
Dans les années 1990, Phyllis Furumoto a suscité la controverse en tentant de déposer le nom de Reiki. René confronte aujourd'hui Arjava à des rumeurs selon lesquelles le Reiki Jikiden pourrait faire quelque chose de similaire en Chine – un paradoxe historique ? Arjava rit – non pas par incrédulité, mais parce qu'on lui a demandé de ne pas enseigner en Chine.
Il précise que si le nom Reiki Jikiden a bien été déposé, il s'agit uniquement d'une mesure de défense contre l'extorsion.
Arjava évite le conflit plutôt que de s'y engager.
56. L'Est rencontre l'Ouest : des fractures à combler partout
Face à une photographie, Arjava réfléchit aux tensions entre la famille Yamaguchi et Hyakuten Inamoto. Il évoque avec franchise sa déclaration controversée de 2017 et les démêlés juridiques qui en ont résulté.
René observe que le conflit actuel au sein de la communauté japonaise fait écho aux divisions passées en Occident. Tout en reconnaissant les complexités culturelles et personnelles, il conteste l'idée de les laisser seuls gérer la situation. Arjava partage cet avis sur l'essentiel, mais souligne que la réconciliation exige une volonté mutuelle.
Au fil de cet entretien, le rôle crucial d'Arjava dans le développement du Reiki Jikiden apparaît plus clairement.
57. L'absurdité des vieilles rancunes
La lecture du journal raciste colonial de son grand-père a permis à Arjava de réaliser à quel point il était libre de tels préjugés. René réfléchit à son père SS et à la complexité de la coexistence de l'amour et de l'horreur. Nul besoin de porter le fardeau ancestral pour honorer le passé.
Se réconcilier, c'est guérir les blessures de rencontres passées fatidiques. À travers une rencontre imaginaire avec Phyllis Furumoto, Arjava révèle l'absurdité des vieilles rancunes.
58. La rumeur s'arrête ici
Une rumeur persiste selon laquelle Hyakuten Inamoto aurait obtenu une injonction judiciaire obligeant Arjava à signer un document le réduisant au silence après sa déclaration contestée de 2017*. Arjava le nie fermement : aucun document n’a jamais été signé.
Guidé par l’Art de la Guerre, il privilégie la résolution aux représailles : ouvrez la porte et évitez les pertes. Même lorsque la vengeance vous appelle, choisissez la paix – clôturez les chapitres en beauté.
* Vidéo A56 : L’Orient rencontre l’Occident – Des fractures à guérir partout
59. « Comme cela a été appris », pas « Mieux »
Le Reiki occidental et le Reiki Jikiden sont examinés sous l'angle de l'authenticité et du changement. Arjava insiste sur le fait que l'enseignement du Jikiden demeure inchangé, bien que son organisation ait évolué. Il reconnaît les choix d'autrui et cite en exemple le Reiki Gendai contemporain d'Hiroshi Doi.
Arjava et René analysent le sentiment occidental selon lequel le Jikiden méprise les autres styles. Arjava n'est pas d'accord, expliquant que « Jikiden » est simplement un adjectif signifiant « tel qu'il est appris ».
60. Aucun jugement. Juste à ma façon.
Les deux intervenants clarifient la confusion autour des pratiques de Jikiden comme le Reiju et les soins de groupe, reconnaissant que ces deux pratiques existent aussi bien dans les traditions occidentales que dans celles du Jikiden.
Arjava explique que sa voie lui convient en raison de son affinité avec l'Orient, et non parce qu'elle est « meilleure ». Il encourage les praticiens à suivre ce qui les touche et à éviter toute moralisation ou comparaison.
61. « Sans Takata, pas de Reiki aujourd'hui »
Une photo de Takata sur la tombe présumée d'Usui, sur le mont Hiei, incite Arjava à clarifier des faits ancrés dans la tradition bouddhiste.
Il honore l'héritage et la vie d'Hawayo Takata tout en remettant en question l'exactitude historique, sans critique personnelle.
Le désaccord, dit-il, aiguise la conscience, et le conflit n'est pas une menace, mais fait partie du chemin vers l'illumination, tout à fait dans l'esprit du fondateur du Reiki, Mikao Usui.
62. La promesse de paix
Sur le thème de la religion, Arjava Petter salue le génie d'Usui, qui n'a pas fondé de religion, mais a rendu le Reiki accessible à tous : chrétiens, musulmans, bouddhistes et juifs. Cette approche universelle est porteuse de paix et de réconciliation au-delà des clivages.
L'épisode s'ouvre sur un hommage sincère à Don Alexander, un homme dont la générosité a profondément touché les deux intervenants.
63. Le moment est venu
René et Arjava reviennent sur le fait que cet entretien a failli ne jamais avoir lieu. À un moment, Arjava, sentant que les gens étaient en danger en sa présence, a choisi de se retirer. Aujourd'hui, le moment est venu.
Il parle avec franchise de ses limites personnelles, du silence numérique et du besoin de guérison. Ce n'est pas du rejet, c'est de la survie. L'épisode se termine par une citation poignante de Krishnamurti.
64. Rivalité : Krishnamurti vs Osho (en allemand avec sous-titres anglais)
Une synchronicité surprenante : tandis que René évoque Krishnamurti, Arjava révèle qu'il lui lit la Bible avant de se coucher. S'ensuit une histoire hilarante de rivalité et de vénération entre Osho et Krishnamurti, deux géants aux langues acerbes et au profond respect mutuel.
Arjava se souvient d'Osho exhortant les élèves à toujours aller voir Krishnamurti en concert – au premier rang, vêtus de rouge.
Un épisode léger en allemand, sous-titré en anglais.
65. Vous êtes ses mains (inclut une méditation collective)
Dans une conclusion touchante, Arjava invite à un moment de silence partagé : « Asseyez-vous comme une montagne » – sans objectifs, sans efforts, juste la présence. C’est une méditation collective marquant la fin d’une conversation profonde et enrichissante.
Il exprime ensuite sa gratitude à René, à l’équipe et aux sponsors. Le Reiki, nous rappelle-t-il, n’est qu’un outil ; le véritable objectif est de devenir de meilleurs êtres humains, d’embellir le monde et de répandre l’amour.
66. 6 … 5 … 4 … 3 … 2 … Personne !
Arjava décrit les six niveaux traditionnels du Reiki, où Shodan et Okuden (Reiki 1 et 2) forment une seule unité. Usui s'est placé au deuxième niveau, laissant le degré le plus élevé symboliquement vide.
Savoir élever ses élèves au-delà de soi-même est la marque d'un bon enseignant. La vulnérabilité, l'ouverture d'esprit et l'apprentissage de tous, même des clients, sont des signes de maîtrise.
67. Exclusivité : la constellation Reiki de Bert Hellinger
Tokyo 2000 : Le légendaire Bert Hellinger dirige une constellation familiale et sélectionne des représentants pour Usui, Hayashi, Takata, Furumoto et Weber Ray. Arjava cherche à éclairer et à guérir les « combats acharnés » et la fragmentation du monde du Reiki.
À travers des jeux de rôle et des retours d'expérience, les participants révèlent des dynamiques subtiles de pouvoir, d'abandon, de désir et de connexion. Les réactions émotionnelles vont de la rage à la révérence.
Ces images exclusives sont présentées ici avec l'autorisation de Frank Arjava Petter.
Voir également la vidéo A01 « Démission de Jikiden – Pourquoi et que faire maintenant ? » et A33 « La constellation révèle : Usui a terminé – Hayashi résonne ».
THE ARCHIVE se compose de 67 courtes vidéos : 12 heures d’entretien sincère avec Frank Arjava Petter, retraçant des découvertes audacieuses, des controverses disputées, des lignées énigmatiques, et ce à quoi peut ressembler la réconciliation lorsque le dialogue continue. Une vidéo bonus montre Bert Hellinger animant une constellation avec des figures clés du Reiki du siècle dernier.
Ce matériel unique offre un aperçu rare et direct d’une valeur historique, allant des années 1920 jusqu’aux turbulences de notre époque.
Les archives complètent le film RECONCILIATION — Provoke and Evolve en révélant la profondeur et le contexte de l’histoire.
Chaque vidéo est soigneusement titrée et décrite, suivant le fil chronologique des quatre jours d’échanges.
